LES INDICATEURS DE BIODIVERSITÉ

En 2011 le Muséum National d’Histoire Naturelle, le ministère de l’Agriculture et l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture, créent l’O.A.B, l’Observatoire Agricole de la Biodiversité.

 

UN PROJET ENVIRONNEMENTAL COLLECTIF

Ce projet de sciences participatives collectant des données relatives à la biodiversité sur les terres agricoles françaises, vise à répertorier et identifier les indicateurs de bonne santé des Terres. Les agriculteurs au cœur de cette démarche participent eux-mêmes à la récolte de ces données. Ceci afin de reconnaître les pratiques favorables à une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Le Domaine des Etangs, en Charente Limousine participe depuis 2019 à ces études, grâce à la mise en place des quatre protocoles de l’O.A.B, sur ses Terres agricoles. C’est le Garde Champêtre du Domaine, Jean-François Magnan, qui réalise les observations et transmet les données qui servent à dresser une carte de la qualité des sols cultivés.

Ces quatre protocoles sont adaptés aux espèces directement liées aux travaux agricoles et à leurs écosystèmes.

Le premier protocole concerne l’étude des papillons, un insecte pollinisateur. Tous les quinze jours, sur trois cents mètres de terrain définis, toutes les espèces sont identifiées et comptées. Ce comptage s’effectue sur les prairies, à la lisière des bois et sur les landes pour rencontrer diverses espèces.

Le deuxième protocole est mis en place sur les champs de fèves, de pois ou de blé. Des planches de bois sont posées sur la Terre et les invertébrés terrestres sont comptés. Sont identifiés les insectes qui se réfugient sous ces planches, limaces, escargots, carabes, cloportes, etc. Ces invertébrés ont pour rôle de lutter contre les ravageurs de culture.

Le troisième protocole consiste à faire le comptage des vers de terre qui transforment les matières organiques en humus et fertilisent ainsi le sol. Le sol est creusé sur vingt à trente centimètres pour constater le travail et la richesse du sol.

Le quatrième protocole qui commence dès le printemps, consiste lui à compter les insectes pollinisateurs, comme l’abeille solitaire. Dans un hôtel à insecte, une vingtaine de tubes sont placés pour accueillir les spécimens et faire état de leur présence qui impacte positivement la flore et les cultures.

L’ensemble de ces protocoles permet de mettre en lumière la présence des acteurs participant à la santé des sols et de comprendre la chaîne qu’ils forment en analysant les écosystèmes agricoles.

 

 

SE TOURNER VERS L’AVENIR

Relevés avec rigueur dans le temps, ces indicateurs sont révélateurs à partir de cinq ans et permettent d’évaluer la qualité d’une culture. C’est un outil précieux pour la préservation des environnements aidant à adopter des pratiques agricoles durables.

Découvrez les résultats de ces recherches participatives, rendues possibles grâce aux agriculteurs, sur le site du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Crédit Photo : Solen Delrue